Se relaxer aujourd’hui : pourquoi est-ce devenu si difficile… et comment y remédier ?
- Natalie Goldstein
- 3 févr.
- 3 min de lecture
Se relaxer vous semble simple… en théorie.
Dans la réalité, c’est souvent beaucoup plus complexe.
De nombreuses personnes déclarent aujourd’hui se sentir stressées de manière quasi permanente. Entre l’actualité, la pression sociale, les exigences professionnelles et les difficultés personnelles, la charge mentale s’est installée dans le quotidien.
Une question revient alors très souvent en cabinet :
pourquoi avons-nous autant de mal à relâcher la pression ?
Le stress est-il devenu une norme sociale ?
Le stress chronique s’est progressivement banalisé.
Fatigue constante, tensions musculaires, troubles du sommeil, irritabilité, douleurs diffuses…
Pour beaucoup, ces signaux ne sont plus perçus comme des alertes, mais comme un fonctionnement « normal ».
Plusieurs facteurs se cumulent :
• une exposition continue aux informations anxiogènes,
• une forte exigence de performance,
• la difficulté à demander de l’aide,
• les contraintes financières,
• la peur du regard des autres,
• le manque de temps pour soi,
• la tendance à remettre sa santé à plus tard.
Il ne s’agit pas d’une cause unique, mais bien d’un ensemble de facteurs qui entretiennent un état de tension permanent.
Le premier pas vers la relaxation : la prise de conscience corporelle
Au cabinet, je rencontre très souvent des personnes qui affirment ne pas être tendues… alors que leur corps est verrouillé.
La première étape avant même de chercher à se relaxer est d’apprendre à reconnaître :
• les zones de tensions,
• les douleurs récurrentes,
• la fréquence des inconforts,
• les situations déclenchantes,
• l’intensité des tensions.
Le corps parle en permanence.
Encore faut-il lui laisser l’espace pour être écouté.
Votre santé fonctionne comme un entretien régulier
Nous effectuons des révisions pour notre voiture. Nous mettons à jour nos téléphones.
La santé physique et mentale fonctionne de la même manière.
Des temps de récupération réguliers permettent d’éviter une accumulation de tensions qui, à terme, devient beaucoup plus difficile à réguler.
Contrairement à un objet, il n’existe pas de remplacement possible pour le corps.
Relaxation autonome ou accompagnement professionnel ?
Il existe de nombreuses pratiques accessibles en autonomie :
respiration, relaxation guidée, marche consciente, activités sources de bien-être, moments de pause sans stimulation numérique.
Cependant, un accompagnement professionnel devient particulièrement pertinent lorsque :
• les tensions restent très présentes malgré vos pratiques,
• les douleurs sont fréquentes ou chroniques,
• le stress est envahissant,
• le sommeil est perturbé,
• les émotions sont difficiles à contenir,
• une fatigue profonde s’installe.
Il est important de rappeler que toute technique de relaxation n’est pas anodine.
Certaines pratiques peuvent faire émerger des réactions émotionnelles intenses.
Un praticien formé est en mesure d’accueillir et d’accompagner ces manifestations, et de repérer les éventuelles contre-indications.
Les techniques de relaxation que j’utilise en cabinet
J’adapte systématiquement l’accompagnement à la personne et à sa problématique.
J’utilise principalement quatre techniques :
• la relaxation autogène de Schultz,
• la relaxation progressive de Jacobson,
• la relaxation selon la méthode du Dr Vittoz,
• la relaxation coréenne.
Les trois premières techniques peuvent être réutilisées en autonomie après l’accompagnement.
La relaxation coréenne, quant à elle, nécessite une intervention corporelle et se pratique uniquement avec un professionnel.
Pour conclure, apprendre à se relaxer n’est pas un luxe.
C’est un apprentissage fondamental dans un contexte où le stress est devenu omniprésent.
Avant même de chercher à « faire », il s’agit d’abord d’apprendre à ressentir, à observer et à reconnaître les signaux du corps.
La relaxation favorise une présence plus juste à soi et à son environnement.



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